Coopérons, coopérez, je coopère, mais pour quoi faire ?

Coopérons, coopérez, je coopère, mais pour quoi faire ?

Les idées ne manquent pas, parfois on se sent plus à l’aise à l’idée de démarrer un projet à plusieurs, on se sent plus en confiance et plus serein.  Nous coopérons !


 

Ces phrases sont souvent de bonnes augures lorsque la déception se fait sentir

« On ne peut compter que sur soi », « vaut mieux être seul que mal accompagné ».

« J’ai plein d’idées en tête et franchement, il y a moyen de faire un truc ! »

Si par la suite les événements ne se déroulent pas comme convenu, cela nous frustre ou nous déçoit, on se dit que seul, ça ne se serait jamais produit. Alors pourquoi accorder sa confiance si nous savons que seul on y arriverait ? L’être humain serait- il en désaccord avec le phénomène de frustration, alors qu’il se l’inflige lui même, par moment ? Pendant un temps, il va le rejeter et continuer son chemin solo, l’être humain est aussi un joueur de haut niveau.

Après sa période d’introspection, il recommence de nouveau à coopérer à sa manière, en se promettant cette fois-ci d’être plus prudent à l’égard d’autrui.

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Sans en avoir conscience ou en parfaite connaissance de cause, la « norme humaine » fait que nous sommes fréquemment confrontés au phénomène de « vivre ensemble », libre à chacun d’être ou non en accord avec ces propos.

Hormis les moments de solitude dans nos 9 mètres carrés, le soir entre minuit et sept heures du matin, nous ne sommes que très peu seuls. Lorsque nous sortons de chez nous, la confrontation avec les autres est omniprésente. Parfois ça apaise de sortir et sentir des présences nous frôler, plus ou moins brusquement d’ailleurs, en d’autres temps, cela nous étouffe ; La coopération, ce jour précis, n’est pas la bienvenue. Pourtant, qu’on le veuille ou non, les gens sont là, si on est ancré dans la norme la plus symbolique et imperceptible qu’elle soit, nous coopérons, la plupart du temps sans nous en rendre compte. Parfois, c’est ce qui peut nous prendre toute notre énergie : voir que nous, en être singulier que nous sommes, nous mettons tout en oeuvre pour que cette coopération se fasse au mieux et qu’elle fasse de nous, les gens trop occupés à ne pas réfléchir, qui tentons de faire comme si rien ne s’était produit, qui marchons sur ce trottoir, où vous aussi vous vous trouvez et ne font même pas l’effort de basculer leurs corps d’un centimètre sur leur droite pour que vous puissiez passer sans qu’ils vous bousculent brusquement, car ces gens trop occupés, ou préoccupés, à se croire seuls.

S’il est assez aisé de dénigrer autrui, qui n’a peut-être simplement pas la même vision que nous, les autres, de la coopération, il est sûrement moins évident de comprendre pourquoi, nous les êtres avant-gardistes que nous sommes, n’étions pas capable d’assumer la lâcheté dont nous faisons preuve par moment. Il est d’autant moins évident de comprendre pourquoi, après tant de déceptions sur l’Homme et sa complexité nous sommes autant attachés les uns aux autres et pourquoi si, comme énoncé précédemment, nous n’avons parfois « besoin de personne » nous faisons pourtant des choix, qui mettent au coeur de nos priorités, des gens ordinaires.

Car ordinaire de prime abord oui, peut être, mais ces gens là, bizarrement, à nos yeux ont un « petit quelque chose » que tous n’ont pas.

Alors une fois de plus, nous allons nous lancer dans une nouvelle collaboration, dite plus tendre, plus passionnée.

En toute simplicité, nous sommes peut être juste, des êtres de contradiction et nous ne savons pas vivre avec ce propos…

Si en soi, la coopération consciente ou inconsciente ne nous pose pas de problème au quotidien, pourquoi en changer ?

En attendant que la semaine commence, restons sur nos portables, claviers, tablettes, platines, on verra ça demain !

PROCRASTINATION : pathologie favorisant la tendance à tous remettre au lendemain.

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