INTERVIEW DE LA SEMAINE #10 : SUGAR DADDY

INTERVIEW DE LA SEMAINE #10 : SUGAR DADDY

Le P’tit rennais est parti à la rencontre de Sugar Daddy, jeune DJ rennais de 20 ans. Auto-Entrepreneur depuis peu, ce dernier nous évoque son parcours notamment ses passions pour la mode, la musique et la radio.


Décris-moi ton style musical.

Je dirais que c’est un mélange de house, de techno et de hip-hop

Un mélange sucré comme ton nom de scène…

C’est exactement ça (rires).

D’ailleurs pourquoi ce nom , au début je me demandais si tu n’avais pas un peu copié sur le célèbre Puff Daddy.

Pas du tout. Le nom vient d’une sucrerie américaine. Je trouvais que le nom allait bien avec l’univers que je partage.

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Tu as un look très atypique, certains t’ont sûrement dit que tu ressemblais à un hipster, c’est un peu ta marque de fabrique cette barbe, ces tatouages ?

Sans ma barbe, je suis mal barré, je perds ma copine et mon travail (rires).

A quel âge as-tu commencé la musique ?

Depuis un moment, mais je m’y suis mis plus sérieusement à mon arrivé sur Rennes en septembre 2013.

Quel logiciel utilises-tu pour mixer ?

Traktor, c’est très instructif et complet. Le logiciel permet de gérer 4 pistes en même temps.

Rennes, c’est une ville qui te plaît? 

C’est une très belle ville, porté par la culture et par de nombreux étudiants qui n’ont pas peur de s’investir dans des projets culturels.

Tu es vice président de Radio-Campus, comment en es-tu arrivé jusque là ?

Je suis arrivé à l’Université Rennes 2 en septembre 2013, j’ai trouvé la radio par hasard, je voulais trouver un endroit où parler de mode, c’est assez rare d’en parler à la radio, il n’y a pas tellement d’émissions dédiées à ça. Pourtant, il y a tellement de gens intéressants avec qui tu peux discuter, échanger. En 2 ans, l’émission que j’ai créée « Fashion Break » a invité 50 personnes, des photographes, des musiciens, des stylistes venus de toute la France.

Étant donné que tu animes une émission sur la mode, que penses-tu de la ville de Rennes à ce sujet ?

Il y a tellement de créateurs, avec des univers très différents, c’est bien de voir une ville qui s’active à ce niveau-là.

Et de manière générale ?

J’adore le Street wear asiatique notamment celui du Japon. Les japonais sont dans un autre monde (rires), notamment au niveau leurs réalisations vidéos où tu retrouves ce côté très esthétique. J’apprécie également la mode anglaise, pour être allé à Londres plusieurs fois.

Parle moi de l’émission que tu animes, « Fashion Break »

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« Fashion Break » c’est trente minutes d’interview, avec un ou deux invités. Chaque semaine, nous recevons un ou plusieurs invités qui viennent tout simplement partager leur univers. L’émission est également composée d’une chronique urbaine qui met en avant l’actualité street culture, des sorties des produits urbains aux créations indépendantes inspirées du street art, du hip-ho… On diffuse aussi pas mal de musique, principalement du hip-hop.

 

En parlant de Hip-Hop, penses-tu qu’il y ait une véritable culture  en France ?

En France, on n’ a pas une culture du Hip-Hop aussi importante qu’aux Etats-Unis, les mentalités sont différentes. Le Hip-hop, qui vient de la culture afro-américaine est très développé là-bas. Il n’y a pas réellement de culture afro en France.

Y-a t’il des rappeurs français que tu écoutes ?

J’apprécie des rappeurs comme Joke, 3010 ou bien Disiz. J’ai eu la chance d’interviewer Disiz l’année dernière au festival Quartier D’été. C’est vraiment dommage qu’il ne soit plus autant médiatisé car il a une très belle plume.

Des rappeurs américains ?

Le Rap US m’a toujours fait kiffer. En ce moment il y a Travis Scott et Young Thug que j’écoute pas mal. Récemment j’ai aussi découvert Yung Lean (rappeur suedois).

Si tu pouvais me citer un album que t’as validé, ça serait lequel ?

Il y en a beaucoup. Hors Hip-hop, j’ai vraiment apprécié Settle de Disclosure, surtout le featuring avec Mary J Blige.

Disclosure fait partie des groupes repérés sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, internet est devenu une aubaine pour l’industrie musicale mais aussi pour les « amateurs ».

Aujourd’hui tout le monde veut faire par soi même, créer un concept. La pub coûte bien moins chère qu’avant, grâce aux réseaux sociaux, on peut développer un public sans pour autant dépenser des sommes faramineuses.

En parlant des réseaux sociaux, c’est très utile pour la  promotion artistique n’est – ce pas  ?

Bien sûr, aujourd’hui n’importe quel artiste à besoin d’une visibilité. Les réseaux sociaux sont aussi là pour ça, c’est le turfu (rires)

Tu organises le défilé « Fashion Break », dédié aux Jeunes Créateurs qui aura lieu le 24 Mai prochain. C’est l’accomplissement d’un an et demi de travail?

Le défilé a failli ne pas avoir lieu à cause de différents problèmes en interne mais finalement il est prévu pour le 24 Mai à la Mabilay, un lieu unique selon moi. En tant que organisateur, je suis très content qu’un projet comme celui-ci aboutisse. Il y aura plus de 10 créateurs de marques tels qu’Octobre Noir, Wendy, EYK, MOERO et bien d’autres… Le tout, accompagné de plusieurs DJ sets qui animeront la soirée.

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Quelles sont tes envies pour le futur ?

J’aimerais bien développer davantage le concept « Fashion break », évoquer de plus en plus la mode, le street wear car à Rennes il n’est pas exposé à sa juste valeur. En tant que DJ, j’aimerais m’exporter le plus possible.

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