Interview de la semaine #26 : ZYXO

Interview de la semaine #26 : ZYXO

Un après – midi au soleil, entre la terrasse du Kenland et une balade rue St Georges, Le P’tit Rennais est parti à la rencontre du chanteur – rappeur ZYXO.


Peux – tu te présenter ?

Je m’appelle ZYXO, j’ai 25 ans et j’habite à Rennes.

ZYXO c’est ton vrai prénom ?

Non pas du tout, mon vrai prénom c’est Yann. Zyxo, c’est pour plusieurs raisons. Le Z pour Zorro, un véritable rituel quand j’étais gamin. Le Y pour Yann, mon prénom. Le X, pour mon côté « interdit », mon côté sanguin, le O pour opportuniste.

Quand tu étais gamin, tu écoutais quel(s) genre(s) de musique ?

J’écoutais pas mal de chansons françaises, mes parents m’ont habitué à écouter du Joe Dassin, Michel Fugain… Principalement des musiques de leur génération.

Pas de rap ?

Le rap est venu un peu plus tard. J’ai commencé par écouter du MC Solaar, Mafia k’1 Fry, Kery James, Médine…

 

À partir de quel âge as – tu commencé à écrire ?

J’écris depuis que j’ai l’âge de 15 ans. J’avais un crew (OK DAR CREW) mais on s’est séparé car chacun prenait des directions différentes.

As – tu fait quelques scènes ?

Avec OK DAR CREW, on a joué à Quartiers d’Eté à Rennes, ainsi que les premières parties de la Sexion D’assaut et de Lord Kossity.

Quel(s) sentiment(s) traduis – tu dans tes chansons ?

À mes débuts, j’étais plutôt dans un registre « egotrip », très brut et très sanguin. Aujourd’hui, de manière plus douce, je mets en avant mon quotidien, mon vécu en évoquant l’amitié et la famille tout en m’inspirant de chansons françaises, d’électro et de rap.

As – tu un projet (EP, album, mixtape) qui sort prochainement ?

Je compte sortir mon prochain EP en septembre, qui s’intitulera « Les Pieds sur terre ». Un Ep de 10 titres, dont un titre qui se nommera « je crois qu’elle te ment ».

Il me fait écouter ce titre, puis un autre qui est dédié à sa mère.

À l’écoute de tes sons, on sent un lien fort avec les femmes…

Dans ma musique, j’aime évoquer les femmes car elles m’ont beaucoup apporté que ça soit au sein de la famille, des amies et des aventures amoureuses.

Il y a de l’auto-tune dans de nombreux morceaux, pourquoi avoir fait ce choix ?

Parce que ça amène un délire, une certaine fraîcheur. Aujourd’hui, beaucoup de personnes utilisent l’auto-tune, ça s’est très démocratisé et j’aime écouter ma voix autotunée

As – tu prévu de clipper quelques titres ?

Pas encore de clip de prévu, je me concentre essentiellement sur les textes et sur la finalisation de mon EP. C’est drôle que tu me demandes ça parce qu’aujourd’hui, on se focalise davantage sur l’image que va procurer une musique plutôt que le fond.

Est-ce que ta famille porte un regard attentif sur ton parcours ?

La musique a été un sujet tabou chez moi. C’est assez conflictuel, dans le sens où il pense que c’ est un monde très fermé et que j’ai très peu de chance d’y arriver. Je comprends et respecte leur point de vue. Pendant une période, ma famille ne portait aucune attention à ce que je faisais, je devais alors acheter mon micro avec mes propres sous, payer mes sessions d’enregistrements, mes clips et mes déplacements… Aujourd’hui, les choses ont changé. Avec le temps, ils ont su apprécier mon travail. Je me suis toujours battu, et je pars du principe qu’il faut se donner les moyens pour accomplir ses projets. Avec l’essor d’Internet, les choses ont littéralement changé.

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Zyxo

Aujourd’hui, internet a changé l’écosystème de la musique, n’importe quel artiste peut se faire via Youtube. À ton avis, les labels doivent-ils se méfier ?

La musique est un business. Il y a pas mal de gens autour, des personnes de l’ombre, qui gèrent la promotion, les tournées. Quand tu signes dans un label, tu es content car tu as une structure qui t’accompagne. Après mûres réflexions, tu te rends compte que tu ne gagnes que très peu.

En tant qu’artiste indépendant, tu as quand même une équipe derrière toi ? 

Oui, j’ai une équipe. Nicolas, mon ingénieur du son, qui a notamment collaboré avec Charles Aznavour, Kenyon, et BB Brunes. Ainsi que plusieurs beatmarkers comme Kreema et Klymvx.

Que penses  – tu de la ville de Rennes ?

J’apprécie la ville de Rennes, mais je suis ici depuis très longtemps. À force, tu te lasses, surtout de la pluie. Parfois ça manque de chaleur (rires).

Un dernier mot pour Le P’tit Rennais ?

Merci au P’tit Rennais pour cet échange fort sympathique et de faire de mettre en avant ma personne et mon travail. Retrouvez mon dernier son « Prends tes billets » en exclusivité en cliquant sur la photo.

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