L’ode à l’espoir du milieu punk-hardcore

L’ode à l’espoir du milieu punk-hardcore

Les textes et la musique ?

D’abord sombres, souvent dépressifs à souhait avec une musique souvent très agressive à l’oreille du néophyte.


En effet, il est plus simple de composer et d’écrire des paroles en prêchant l’idée noire.  Malgré tout, il reste une lueur d’espoir, de positivisme. Et puis, bien entendu, il faut voir le côté artistique de la chose simplement.

J’explique :

Le fait que cette musique sonne nonchalante est dû au fait d’un ressenti global de ce qui nous entoure : beaucoup de choses autour de nous ne vont pas. Dans notre mode de vie, la guerre, nos relations, notre quotidien, la façon dont nous vivons dans notre société est relativement écrasante et oppressante. La musique « extrême »; c’est une extériorisation du mal-être omniprésent, un exutoire. Et cela va même au-delà de ça musicalement, le HC envoie chier les codes de la musique « conventionnelle/commerciale » (prendre ces deux termes avec des pincettes, à bon entendeur) en gueulant sa rage à la tronche du premier venu. Le but n’étant pas de faire du fric ou la course à la gloire mais de partager quelque chose de sincère et d’authentique. Je parlerais plus tard de cette controverse musicale par le biais du DIY.

Pour en revenir à ce que je disais en parlant de malaise humain, tu prends l’exemple de quand tu es gamin et que l’on te demande à 14 ans ce que tu vas faire de ton avenir, où l’on te formate vers une ligne directrice déjà préconçue par l’État pour faire de toi un être rentable à l’économie en te faisant prendre des filières pro’ dont tu n’en as rien à faire, en ignorant totalement tes souhaits et rêves. On t’emprisonne dans cette cage et on t’empêche d’en sortir par le biais de choix préconçus.

De ce genre d’état d’âme, il n’en découd que de la merde dans ton crâne ! Ce n’est pas facile de ne pas tomber dans la dépression avec ce genre de constat alarmant et donc de ne pas produire une musique sombre.

Même si la musique a beau être grave, la pointe d’optimisme n’est pas loin derrière. En effet, plutôt que de se morfondre dans l’immonde il faut se sortir les doigts du *** ! Ok, la vie c’est pourri mais, justement, il faut se bouger pour faire avancer les choses même à son échelle en proposant des choses à faire, en partageant des instants par le biais de concerts prix libre et « conscient », de bouffes (« vegan » ? ou non, les légumes c’est super bon !), de débats / projections, de la distro, faire prendre conscience aux gens des choses qui les entourent, putain ! Et cela par le biais des textes, de la violence de la musique ou bien simplement de la parole. Et c’est ça le DIY, le Do It Yourself.

Même si les paroles ou le discours (bien souvent tapant dans l’anarchie, l’antifascisme ou l’anticapitalisme) a parfois des relents politisés, le constat de base concerne tout le monde : Ce ras le bol d’avoir un boulot de merde pour pouvoir survivre qui ne te rend pas heureux, ce foutu cercle vicieux qui ouvre une porte à la noyade mentale.

De ce fait, tu ne te sens forcement pas bien dans la vie mais justement d’en parler, est déjà un premier pas vers la prise de conscience et ainsi de faire des choses, afin de faire en sorte de se sentir mieux en société. En général, les gens extérieurs à cette mouvance musicale ont du mal à comprendre et ne voient que la négativité du fait que ça crie et que c’est triste et brutal alors que cette violence n’est que l’extériorisation, encore une fois, des choses qui nous pèsent.

Ce qui sort en écrit, au niveau des lyrics et de la composition, ne sont qu’une image de nos démons et c’est là non pas pour nous enfoncer, mais plutôt sortir de cette torpeur macabre qui embrume nos esprits, c’est un grand doigt à toute cette merde qui fait que nos vies ne sont pas forcément « jouasses ». Le doigt est mis sur une problématique pour faire en sorte d’en parler et d’en prendre conscience. En gros, j’image un peu cette musique qui consiste plus ou moins, à remuer dans la boue pour s’en sortir comme un homme debout et non pas à genoux.

Beaucoup de groupes font en sorte qu’après leur concert, qu’il y ait un dialogue pour voir les points en commun, casser les barrières et construire des choses concrètes car oui, nous sommes tous dans le même bourbier ! Cette scène cherche à pallier à cette épée de Damoclès qu’on a tous au-dessus de la tête, l’idée étant de créer quelque chose d’alternatif qui dit merde à ce système agonisant qui régit nos vies et notre futur et ainsi avancer ensemble.

La motivation du « mouvement » faire comprendre aux gens qu’à partir du moment où l’on se donne les moyens, on est capable de faire ce que l’on veut dans la vie. On est l’acteur de sa propre carcasse, à chacun de prendre les dispositions nécessaires pour y arriver.

Et c’est en ça que le « punk-hardcore » (pour faire gros) essaye de donner un aspect positif par le biais de la scène. Et, les gens ont besoin d’entendre ça, surtout dans une époque où règne la division, où l’un est contre l’autre.

Il faut s’efforcer d’aller vers le positivisme car rester dans son coin à broyer du noir n’est pas une solution. Le positivisme tant à l’épanouissement personnel et cette scène underground cherche à véhiculer cela.

Lève-toi et marche petit être humain.

 

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