Vous en prendrez bien un(e) de plus ?

Vous en prendrez bien un(e) de plus ?

« Et toi ? T’as couché avec combien de filles/mecs ? »


On pourrait croire que cette question est évidente dans ce terrible monde désillusionné pervertissant la jeunesse à l’éducation sentimentale enrichie en gonzo allemand.
Pour nous mettre dans l’ambiance, j’aimerais vous présenter rapidement la chanson Je Veux te baiser, du groupe Odezenne bordée de jolies métaphores parodiant cette jolie vision d’une jeunesse « obsédée ».

Approuvé par les scientifiques, la sexualité était débridée, elle est dorénavant bien plus raisonnée. Plus de 90% des établissements français du supérieur organisent plusieurs interventions sur les différentes conduites sexuelles à risque ainsi que de la prévention.

Bien que l’on apprenne à se connaître en profondeur après le passage à l’acte plutôt qu’avant, la sexualité est un sujet de réflexion commun chez les jeunes qui sont plus renseignés qu’il y a 30 ans. En effet, l’INED (Institut National d’Étude Démographique) avance que l’âge moyen du premier rapport sexuel, situé a un peu plus de 17 ans pour les deux sexes, n’aurait pas bougé depuis 30 ans. Depuis les sixties, la sexualité a évolué, passant par des pratiques débridées donnant matière à réfléchir.

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Cependant, malgré le fait que les pratiques soient globalement raisonnées, la question du nombre de rapports existe bel et bien. Action/vérité, soirée déjantée, confession d’amitié, discussion, toutes ces situations sont adaptées pour aborder cette fameuse question de la quantité. Nous en venons donc à nous comparer, ce fameux comportement naturel visant à identifier les ressemblances et différences d’autrui vis-à-vis de nous-même.

Avons–nous peur d’être jugé(e) d’avoir eu trop ou trop peu de partenaires ? Voulons-nous être rassuré(e)s d’être dans une certaine norme ?

Pour approfondir la réflexion, je me suis entretenu avec Cécile, 19 ans.

Elle m’a confié avoir déjà été confrontée à la question du « nombre » au cours de soirées ou de discussions. Plutôt gênée face aux personnes qui catégorisent les grands nombres de partenaires, elle y perçoit un jugement peu empathique. A ses yeux le fait de chercher de nouveaux compagnons de couettes provient d’une certaine désillusion de la relation « saine ».

Toutes ces opinions sont, bien entendu, propres à l’histoire de chacun(e). Cependant, il semble y avoir une certaine pression sous-jacente pour la gente féminine quant au nombre.

Les insultes du champ lexical de la prostitution sont encore trop souvent entendues chez les femmes. À croire que, en France, selon certaines mentalités, le droit de disposer librement de son propre corps n’est pas si évident.

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En partant de la convention que le nombre d’expériences ne fait pas la qualité des rapports et augmentent le risque d’IST et de MST, le tout est de choisir ce que l’on vie, avec la/les personne(s) que l’on souhaite, quand on le souhaite, dans le respect de chacun.

Le tout est de vivre son expérience du nombre comme une aventure pleine de curiosité plutôt que comme une course effrénée visant à combler un vide.

Bien entendu, ne tombons pas dans des extrêmes à rechercher de l’amour suprême sans profiter de l’aventure d’une vie pleine de rencontres !

Sur ce, je vous souhaite de belles vacances et de magnifiques expériences.

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9.0

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