Alela Diane x Heather Woods Broderick : vertiges de douceur à L’Étage

Alela Diane x Heather Woods Broderick : vertiges de douceur à L’Étage

Alela Diane et Heather Woods Broderick nous ont emportés dans leur barque, sur un lac en Oregon, à perte de vue. C’était jeudi 8 novembre, à l’Étage, avec Pip Pop Concerts.

Heather Woods Broderick, amie et musicienne d’Alela Diane a assuré sa première partie. “I woke up this morning in Saint-Malo”, nous confie-t-elle avec la voix à demi-enrouée. Un cadre splendide. De jolies lumières surplombaient la scène, suspendues dans l’espace telles des poissons abyssaux (rien de monstrueux, tout au contraire). Heather Woods Broderick fait une entrée tout en élégance et simplicité. Elle sample son morceau de guitare pour nous jouer quelques douces notes de batterie et de synthétiseur, introduits admirablement. Ses ballades mélodieuses nous font voyager jusqu’en Oregon. Un Oregon qu’elle décrit comme “dark” & “beautiful”. Cet endroit dans le Nord-Est Pacifique si pénétrant et rassurant. Puis elle s’assoit au piano. Des frissons traversent nos coeurs qu’elle apaise d’un duvet qui enveloppe nos chairs. Un style épuré et aérien. Une dernière chanson, où elle chante avec délicatesse, “I try, I try, I try” laisse place aux balances.

On se languissait d’apercevoir Alela Diane, qui patientait dans l’ombre, comme s’apprêtant à passer une audition. Sa beauté et son naturel n’étaient décidément pas un mythe. “Bonsoir”, “Merci beaucoup”, tous ces petits mots qui font plaisir au public. D’abord accompagnée au violon et au violoncelle, elle nous glisse un “ça va?” avec assurance. Classique, un membre du public en profite pour lui répondre “et toi?”. “Ca va bien!” scande-t-elle, puis reprend sa guitare. Elle boit une gorgée de sa tasse de thé posée plus loin. Arborant un carré flou, elle porte une jolie veste vert sapin nouée à la taille. Elle nous offre de jolies balades et s’exerce en oscillant d’album en album. Le public s’adonne au clapping lorsque les mélodies sont plus folk. De talentueuses musiciennes soutiennent les chansons d’Alela Diane. Violoncelle, synthétiseur, violon et même de la flûte traversière! Toutes arboraient la même jupe à carreaux. Maintenant imaginez-vous à cheval dans le désert. Et si Alela Diane vous offrait le plus beau des voyages? Le P’tit Rennais a lui été transporté.

Enfin, Alela Diane interprète une de ses dernièrescompositions, ”Émigré”, inquiétée pour tous ces migrants laissés pour compte.Une parenthèse politique où elle nous livre ses inquiétudes “affraid to be anamerican right now”, en nous parlant de l’importance du vote des “midterms”.

Photo par David Esnault

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