Fast Friends : "On fait beaucoup d’autodérision" [Bars en Trans]

Samedi soir, lors du festival Les Bars en Trans à Rennes, Le P’tit Rennais a rencontré le duo Pop Rock : Fast Friends. Julien et Jim sont deux musiciens, amis de longue date et ce soir ils ont accepté de répondre à nos questions.


Une fois leur concert terminé, nous avons interviewé Jim, chanteur au sein du duo Fast Friend. Accompagné de Pacôme et Matthieu du label Des Disques Pavillon, produisant Fast Friends et les deux autres groupes jouant au Méliès ce soir là.

Pouvez-vous nous parler de votre groupe « Fast Friends », Pourquoi avoir choisi ce nom ?

Jim : « Fast Friends », peu de gens le savent mais ça ne veut pas dire « amis rapides », ça signifie « amis de longue date ». Ce qui est un fait puisque je connais Julien depuis très longtemps. Au tout début c’était un terme qui était dans une chanson et nous n’avions pas encore trouvé de nom. Julien a trouvé ça intéressant et lui non plus ne savait pas ce que ça voulait dire. On s’est dit “pourquoi on ne se servirait pas de ce terme pour symboliser le fait qu’on fait de la musique depuis 10 ans ?”. Alors, on a opté pour ce nom, « Fast Friends », pour une amitié solide.

Donc ça fait plus de 10 ans que vous jouez ?

Jim :  Oui sous d’autres noms, car le projet « Fast Friends » existe depuis 2 ans et à l’époque on avait un projet qui s’appelait «  Erevan Tusk  ». Mais le groupe s’est dissous depuis, on avait même sorti un disque et juste après sa sortie on a arrêté.

C’est votre première fois aux Bars en Trans ?

Jim : Oui même en tant que spectateur je ne l’ai jamais fait. Il était temps.

Pourquoi avoir choisi de faire les Bars en Trans ?

Pacôme : On a eu l’opportunité de faire une soirée autour du label « Les Disques Pavillons » et il se trouve que j’ai bossé aux Bars en Trans en 2006 à la production. J’ai toujours gardé des bons contacts avec le programmateur et cette année, je lui ai proposé tous mes groupes du label. Il a accepté et nous a proposé de les faire jouer tous, au Méliès le samedi soir. Alors on n’a pas hésité, on a foncé. Surtout que les Bars en Trans c’est toute la programmation qui est là, tous les médias, c’est un gros moyen de communication et de relance auprès de nos partenaires. Il faut qu’on fasse vivre nos projets, les faire jouer auprès du public et des professionnels.

Vous êtes originaire de Paris ?

Jim : On vit à Paris depuis quelques années mais on n’est pas originaire de Paris. Moi et les 2 membres du groupe qui ont joué ce soir, sommes originaires du 06 et du 83 au Sud Est, la « zone inondable ».

Qu’est-ce que vous pensez de ce lieu, Le Méliès ? Est-ce qu’il représente un peu votre univers ?

Jim : On a été très agréablement surpris par le fait qu’il y ait une séparation entre le haut et le bas. Ce sont des bonnes conditions pour jouer. Et puis la décoration est stylée.

Pacôme : Le Méliès est un endroit agréable, où l’accueil est super. De ce que j’ai compris ça a été un lieu emblématique de Rennes sur la scène Jazz. Il a changé de nom, de propriétaire et ça a été repris par un propriétaire qui voulait imprégner quelque chose autour du Méliès en reprenant ce nom. Quand je parlais de Orouni, le premier groupe, qui est plus sur l’acoustique, guitare et violon, dans la salle on n’entendait pas un bruit de là-haut. C’est deux espaces séparés où les conditions sont agréables pour les groupes. 

Vous faites beaucoup de concerts avec Fast Friends ?

Jim : Avec Fast Friends il n’y en a pas eu énormément pour l’instant. On a eu quelques dates, pas qu’à Paris d’ailleurs.

Pacôme : Nous sommes parisiens donc si on veut les faire jouer tous les 2 mois à Paris on peut. On a eu aussi des dates en dehors de Paris qui ont été très intéressantes y compris à Rennes.

A Paris vous avez pu jouer dans quels lieux par exemple ?

Jim : Supersonic, un très bon lieu où il y a un public d’initiés, des amateurs de musique qui viennent. Le son là-bas est bien, les conditions sont bonnes, ce qui peut être rare à Paris. Il y a aussi l’International, un bar dont je suis un peu moins fan, c’était un super lieu il y a 10 ans mais qui a un peu décliné aujourd’hui. Le Motel aussi, c’était très cool, très marrant. Le Pop-Up du Label, un super lieu dans lequel on espère jouer prochainement. Les Trois Baudets est aussi un endroit où on n’a pas encore joué mais c’est un lieu où il y a plus de chansons françaises et Fast Friends c’est surtout des musiques anglaises.

De quel projet êtes-vous le plus fier ?

Pacôme : on va faire une blague on va dire « An Unstoppable Fire »

Jim : Il y a des divergences sur cette chanson, Pacôme et Matthieu aiment beaucoup mais moi je ne suis pas hyper fan, je ne voulais même pas la mettre sur le disque. Donc pour le projet dont je suis le plus fier, je dirais notre futur album « Hard Sunshine » qui va apparaître en Avril avec une petite participation d’un ami qui s’appelle Sammy Decoster.

Avez-vous des bons retours de vos chansons ?

Jim en rigolant: En général oui quand même mais en live ce n’est pas toujours le cas.

Pacôme : En tout cas sur l’EP qu’on a sorti on a eu de bons retours, les EP c’est plus difficile à travailler en promo. Les médias sont moins enthousiastes car ce sont des petits formats et ils attendent l’album. Mais dans l’ensemble, il y a eu pas mal de presse, de blog, de relais, des playlists et c’est cool de voir se matérialiser les retours de cette manière.

En général vos chansons parlent de quoi exactement ?

Jim : On fait beaucoup d’autodérision sur ce qu’on fait. Ça peut paraître être des thématiques très simples et sérieuses mais on essaye toujours d’y ajouter de l’humour, un décalage qui apporte un peu de saveur. On essaye de mettre de la perspective dans des choses simples. Ce sont principalement des thématiques classiques : amour, infidélité, la saucisse de Morteau, les fondamentaux. Ça part d’un sentiment de vécu en général.

Ce soir vous étiez 3 mais à l’origine vous êtes un duo ?

Pacôme :  Oui c’est ça et pour le live 3 car c’est une vraie présence au niveau de la basse et sinon ils font tous à deux, toute la composition, etc.

Avez-vous des inspirations dans votre style de musique ?

Jim : Oui Julien aurait été plus à même de répondre que moi, c’est un grand fan de Bertrand Belin, il s’en inspire et me conseille de l’écouter et de m’en inspirer parfois.

Vous écrivez à deux ?

Le processus se fait toujours à deux, la plupart du temps j’apporte la matière première et après elle passe par le cerveau et les mains de Julien. On se renvoie la balle jusqu’à créer quelque chose qui nous plait à tous les deux.

Que pensez-vous du public rennais ?

Jim : J’ai été surpris, je m’attendais plus à un public de « foufou ». J’ai vécu à Montpellier et là-bas on me disait Montpellier et Rennes c’est un peu le même délire. Qu’il y a beaucoup d’étudiants, de teuffers et je m’attendais à ce que ça jette des pintes de bières ce soir. Après la musique ne s’y prête pas, sur nos musiques les gens sont plus captifs.

Pacôme : Je pense que ça va jeter des bières pour Korin. F. Les gens étaient très respectueux pour Fast Friends et Orouni, pour les deux concerts les gens étaient très calmes et attentifs. Par exemple, certains demandaient à ceux de derrière de se taire lors de l’acoustique.

Un p’tit mot pour les rennais ?

On reviendra ! Surtout parce qu’on n’a pas goûté la galette saucisse, pas encore !

Written By: Lauriane Legrand

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