Festival national du film d’animation : Un “virus tropical” contamine les spectateurs

Festival national du film d’animation : Un “virus tropical” contamine les spectateurs
Gwendal Le Flem

La cérémonie d’ouverture du Festival national du film d’animation nous a envoûté. À tel point qu’on a attrapé un virus tropical venu tout droit d’Équateur et de Colombie.


Entrevue avec David Restropo Zuluaga et Edwina Liard

Suite aux discours d’ouverture prononcés en amont de la projection, les spectateurs ont pu bénéficier d’une brève entrevue avec le directeur de l’animation des personnages, David Restrepo Zuluaga et la productrice d’Ikki Films, Edwina Liard, qui s’appliquaient à nous retranscrire les paroles de son collaborateur. Mais la langue espagnole n’a pas été un frein à la communication : on entend les rires des spectateurs quand Mr. Restrepo Zuluaga glisse une petite blague. Il nous parle de son attachement tout particulier à “Virus Tropical”, premier long-métrage. Il aborde son futur projet en tant que réalisateur, “Chandasma”. Il nous confie aussi les difficultés rencontrées autour du film, de trouver des ressources financières à rencontrer un public.

Chandasma

“Virus Tropical”

Un film authentique, sensible et drôle. On est touché par cette histoire de vie que l’on n’a pas cherché à romancer. Une histoire qui nous semble tellement vraie, loin des clichés et crédulités. Il aborde avec sincérité les problèmes de vie que l’on peut rencontrer, les peines de cœurs, les difficultés des relations familiales. Ces disputes qui font jaillir des larmes de tristesse. Mais aussi un amour éminemment vrai. Un amour palpable qu’on a du mal à exprimer. Et puis, on est confrontés à tous les chagrins adolescents, à toutes ces questions qui paraissent si évidentes et qui pourtant ne le sont pas tant.

“Virus Tropical” est un film qui aurait mérité de rencontrer son public en France. Les personnages sont forts et attachants. On y évoque la difficulté d’élever des enfants. Comment les enfants observent, expérimentent, dépassent l’autorité et parfois souffrent. À quel point il est difficile de s’adapter lorsque l’on change de pays. La religion y est aussi traitée subtilement.

La VO est prenante, sans compter la magnifique BO qui nous emporte.

“Virus Tropical” est d’ailleurs une adaptation de BD que vous pourrez retrouver tout au long du festival aux points de vente de La Librairie Le Failler.

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