Fuggi in Italia

Impossible de se rendre en Italie sans avoir en tête la nourriture italienne. En témoigne le nombre hallucinant de restaurants italiens sur le sol hexagonal, il cibo n’a rien à envier à la sacro-sainte gastronomie Française.


La Pasta

En tête de liste figurent les pâtes, la Pasta. Presque une religion. Loin de l’image de coquillettes au beurre, ce plat de l’enfance pratique parce que rapide. Ici, la préparation des pâtes s’accompagne de tout un rituel, et donc de beaucoup d’interdits qui donnent des frissons aux habitants de la péninsule :

  • Le mélange des genres. Par exemple des spaghettis avec des farfalle.
  • Couper les spaghettis.
  • Mélanger la pasta avec du bon beurre demi-sel paysan breton (désolée).
  • Les pâtes trop cuites, il faut savoir les manger al dente (littéralement à la dent).
  • Les pâtes constituent un plat. Pas un accompagnement. C’est très sérieux.
  • Les pâtes au caramel au beurre salé.

La Pizza

La pizza a su s’exporter à l’international. Cependant, la pizza italienne, napolitaine plus particulièrement (récemment entrée au patrimoine mondial de l’Unesco), conserve sa spécificité. Ici, pas de Pizza Hut ou autre Dominos Pizza. La pizza est très peu chère, parce que les produits de base sont d’une simplicité enfantine. C’est peut-être là que réside le secret de la nourriture Italienne : faire d’un rien un grand plat. Le top trois des pires idées de pizza :

  1. La pizza hawaïenne. Meilleur moyen de faire décéder un Italien sur le coup !
  2. La pizza à base de crème fraîche. Un peu de respect pour la culture d’autrui, diantre !
  3. La pizza au caramel au beurre salé.

Le Rital

À l’image de Marcello Mastroianni dans Divorce à L’italienne, le rital constitue une figure virile et séduisante. Grand, brun, le regard ténébreux, le smoking « à l’italienne », les cheveux gominés. Dans la réalité, les choses ne se passent pas exactement de la même manière. Les Italiens pourraient se définir comme des mateurs compulsifs. Femmes et hommes confondus, on se regarde, on se jauge.

Les rapports hommes/femmes sont calqués sur le fonctionnement de la cellule familiale. La Mamma reste la garante de cet ordre, elle est au centre de tout: l’éducation, la nourriture, les rapports au monde extérieur. Ici plus qu’en France les rapports sont genrés. Les hommes ont le pouvoir officiel, les femmes sont élevées pour conduire à bien un foyer. Nombreux sont les italiens qui restent jusqu’à tard chez leurs parents : les Mammoni. Quand ils quittent leur famille, c’est bien souvent pour s’installer en couple, où les rapports mère/fils se traduisent en rapport femme/mari, conjointe/conjoint.

La dolce vita

L’Italie est connue pour la vie douce que les italiens mènent au quotidien dans leur beau pays bordé de mer et de montagne. Ce terme est dû aux années 60 par rapport au boom économique de l’Italie, à la vie prospère que pouvait mener les italiens à cette époque. Aujourd’hui, la dolce vita n’est plus si présente que ça dans la vie de tous les jours : l’Italie est mangée par les politiques corrompus, par la mafia qui contrôlent ces derniers, s’ils ne font eux même pas déjà partie de la vie politique. l’Italie s’appauvrit et se divise jour après jour et le chômage chez les jeunes diplômés atteint un taux inquiétant.

Mais on ne peut pas totalement nier l’existence de la dolce vita. Elle existe, elle est là et on la ressent. C’est elle qui fait le charme si particulier de l’Italie, c’est elle qui nous donne envie – quand on y habite comme nous un court temps – d’y rester toute la vie. La dolce vita moderne, c’est la beauté des paysages italiens, des lacs, de la mer et des montagnes. C’est aussi ce rythme de vie qu’on dirait “chill”, on apprend à prendre le temps de profiter de chaque moment de la vie, des gens qui nous entourent. C’est un pays qui donne de l’amour chaque jour, sur les places ensoleillées, les vieux se mêlent aux jeunes ; quand les uns prennent l’aperitivo les autres mangent la merendina.

En somme, l’Italie c’est malheureusement la mafia, Berlusconi, la pauvreté et le chômage, mais c’est aussi Rome et son Colisée, l’Opera de Puccini, la musique d’Andrea Bocelli, la bonne nourriture, le cliché de la scène dans la fontaine de Trevi du film la Dolce Vita (au caramel au beurre salé).

L’Italie, c’est ce meilleur ami que tu aimes avec ses défauts. Alors aimez-vous les uns les autres. Et envoyez-nous du beurre au sel de Guérande au 8, Corso Firenze, 16136 GENOVA si vous voulez savoir la suite.

Les bretonnes en vadrouille.

Zélie Chr et Lucie Chauchat

Written By: Zélie Chauviré

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