Rencontre avec la nouvelle garde du Jazz Rennais : HPPPRS

On est partis à la rencontre de ce groupe pas comme les autres. Issus du conservatoire et grands jammeurs au Papier Timbré, ces 3 musiciens dépoussièrent les vieux standards du Jazz en leur insufflant des inspirations résolument “New School”. Ils nous confient leurs secrets de production avant la sortie de leur premier album : Kleine & Levin.

L’idée du nom de votre groupe, ça vient de quoi, c’est une référence à une œuvre en particulier ?

Pas du tout, on trouvait ça marrant, et finalement ça se prête plutôt bien à la musique qu’on produit, que ce soit le côté féroce, massif de l’hippopotame et la douceur et la bienveillance du rose!

Il faut s’attendre à retrouver l’Hippopotame rose comme une mascotte ?

Notre logo nous permet de nous identifier plus rapidement, mais on a abandonné l’idée de commander des combinaisons intégrales d’hippopotame sur Wish.

On ressent l’envie d’explorer dans ce que vous produisez, comment fonctionne votre processus créatif ?

Pierre (guitariste) vient avec une mélodie, des harmonies, une idée autour de laquelle on crée ensuite ensemble un morceau, ou plutôt une ambiance en improvisant, autant en répétition qu’en live d’ailleurs. On travaille les morceaux du début à la fin en une fois et on voit ce qui se passe. Ils évoluent sans cesse et le public est en quelque sorte le 4ème hippopotame dans la composition.

Qu’est ce qui vous inspire pour créer ?

On pense à nous trois en terme de dialogue et de personnalités. On n’est pas des virtuoses mais on sait ce que chacun va pouvoir donner parce qu’on se connaît profondément bien.

L’élément extérieur qui nous surprend toujours c’est le public, c’est lui qui détient l’énergie et qui nous pousse à aller plus loin dans l’expérimentation. Parfois, un morceau de 5 minutes va exploser sur scène grâce au public et se développer en live sur 15 minutes.

Comment le Covid vous a impacté ?

Avec ce fonctionnement live jusque dans le processus créatif, on s’est retrouvés démunis. C’est vraiment crucial pour nous d’avoir le contact avec la scène et ça a été très spécial de produire cet album avec les deux confinements de l’année dernière, mais ça a été aussi l’élément déclencheur pour le faire! Et on a eu la chance de se mettre en studio pendant cette période. On a eu des dates entre les confinements et on en a d’autres à venir alors on n’est pas les plus à plaindre finalement.

Ça fait combien de temps que vous existez, d’ailleurs, vous vous êtes rencontrés comment ?

Le projet s’est formé il y a 2 ans, on s’est rencontrés au conservatoire de Rennes en cycle jazz et les soirées et les jams nous ont fait nous rendre compte de cette curiosité commune qui nous a poussés à explorer de nouvelles sonorités ensemble.

Il y a quelque chose de cinématographique, voire presque pictural lorsque que j’écoute ce que vous faites. C’est quelque chose d’assumé ? Est-ce une volonté que l’on peut ressentir dans votre Direction Artistique Globale ( Clip , communication, visuel ? )

Pas vraiment. On considère notre musique comme quelque chose de spontané, improvisé. Les ambiances qui en découlent peuvent faire songer à des paysages sonores, les sons psychédéliques utilisés et le côté expérimental ouvrent les possibles à l’imagination de chacun.

Vous sortez un album bientôt, ça fait longtemps que vous êtes dessus ? D’ailleurs qu’est-ce que signifie ce nom : Kleine & Levin ?

En effet, finalement on a toujours travaillé sur l’album puisque c’est l’upgrade de notre set live, mais quand on l’a enregistré il y a un an on a pu s’attarder sur la post prod, notamment l’ajout de noise, samples, fx, synthé. Il y a aussi des guests rencontrés au fil des lives.

Quant à Kleine & Levin, c’est la première composition du groupe, et on n’a pas pu résister à prêter son nom à notre premier album!

Ça sort quand ?

Ça sortira tout début juin !

Originaire du Jazz quand on vous écoute, on a l’impression que vous avez envie de sortir de cette case pour casser un peu les codes, cette sphère qui peut être jugée de niche par le grand public

On ne s’est pas vraiment posé la question en fait, on n’a pas voulu aller à l’encontre de certains codes qui peuvent exister. Mais c’est vrai qu’on pense tout de même la construction et le jeu de notre musique à travers cet univers.

On a tous les trois plein d’influences différentes, et c’est ce mélange qui fait aussi le son du groupe.

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite ?

Plein plein plein de concerts, on a vraiment hâte de retrouver la scène et d’élargir notre public aussi pour faire découvrir notre musique au plus grand nombre.

Un p’tit mot pour le P’tit Rennais ?

On espère que l’album vous plaira et on vous souhaite tout le bonheur du monde et que 2021 vous tende la main.

Vous pouvez écouter ce qu’il font par là :

Written By: L'Hermite Sombre

No Comments

Leave a Reply