Rencontre avec Mama’s Gun à l’Ubu

Il est des jours qui sont à marquer d’une pierre blanche. Le mercredi 6 octobre en fait partie. Ce jour-là, l’Ubu rouvrait ses portes après de longs mois d’abstinence pour le plus grand plaisir d’un public averti et avide de sensations auditives, de liesse et de jam. Il a été servi.


Tout d’abord, avec la voix d’Arthur B.Gillette, ex-membre et co-fondateur de Moriarty, venu défendre son projet Mick Strauss. Une voix à la Lou Reed, un rythme rock, folk et aux sonorités venues d’ailleurs, une présence magnétique enveloppée d’un drapé aux imprimé lézards… il n’en fallait pas plus pour attirer le public qui s’est laissé envoûté au gré des chansons et des envolées de guitare électrique du groupe venu défendre son premier album.

(c) AS Gombert

Puis, ce sont les Londoniens de Mama’s Gun qui ont offert un moment de pur musique soul. Sur ces dernières années, le quintet n’a fait que de très rares dates en France et aucune dans l’ouest. Les Londoniens ont repris la chemin de la tournée depuis quelques semaines seulement, et se sont totalement livrés ce soir-là, dépassant les attentes du public.

Mama’s Gun, qui pour l’occasion avait préparé de nouveaux arrangements à offrir au public, a offert une version réarrangée de leur dernier album « Golden Days » (petite pépite à découvrir d’urgence, sur lequel figurent « You make my life a better place », « I need a win » et « This is the day »). Sorti en 2019, il a été enregistré uniquement en analogique.

Le groupe s’est entièrement donné, et le chanteur, Andy Platts, particulièrement enclin à envoyer de bonnes ondes au public. Pendant la période du confinement, les Britanniques s’étaient prêtés à l’exercice du concert en live stream, où ils jouaient leur partie depuis leur maison. Sur la scène de l’Ubu, ce mercredi 6 octobre, chaque membre a pu s’adonner à un moment de solo et offrir quasiment deux heures d’une fusion entre soul, funk, jazz et un rappel mémorable. La musique live a clairement repris les rênes, il était temps.

(c) AS Gombert

Retrouvez l’interview ici:

Written By: Anne Sophie Gombert

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