Tommy Isaac brave le confinement pour tourner son nouveau clip : “Relique #2”

Malgré les contraintes liées au contexte sanitaire, le rappeur Tommy Diop, plus connu sous le pseudonyme de Tommy Isaac a tourné son clip en plein confinement. Il espère insuffler un élan d’espoir au monde culturel mis-à-mal par le Covid-19.


© Noé Rioult

Rennes, mardi 3 novembre 2020, 18h15. La nuit commence à tomber lorsque le jeune artiste Tommy Isaac, désirant garder secret son âge, débarque Place Hoche. Avec lui, Thomas Ruelen, réalisateur pour Minuit Dix.

« Désolé pour le retard les gars, on finissait de tourner quelques plans dans le quartier du Triangle. » s’excuse Tommy en checkant du coude une vingtaine de personnes déjà présentes. Un de ses amis rappeurs, tatoué de la tête aux pieds, lui présente Noé Rioult, photographe. Pendu à son cou, un « 5D Mark III » et un objectif conçu pour les reportages. « C’est parfait pour la promo de mon clip ça ! »

Autour d’eux, le décor prend forme. Virgil Jacquet, 29 ans, gérant du camion restaurant On se mange un truck et ami de l’artiste s’est installé près de la fontaine. De son côté, Thomas termine d’arranger son matériel. « Je suis équipé du strict minimum : objectif grand angle sur boîtier Gh5s, stabilisateur Ronin SC et projecteur. » Tommy donne les dernières consignes aux figurants et retire son masque.

« 3… 2… 1… Ça tourne ! »

© Noé Rioult

Le cameraman s’approche du protagoniste. Il chante en play- back sur « Relique #II » et adopte des « attitudes » en fonction des paroles. Ce son, il l’a lui-même écrit et composé « il y a un mois ».

Le beau-frère de Tommy, Rabiou Warou, gérant chez Clean Box se prête lui aussi au jeu d’acteur. Il se dresse au- dessus d’une lumière placée au sol pendant que Thomas tourne autour de lui. « Ça servira pour les plans de coupe. » Il enregistre également quelques images du food-truck, de préparation de sandwichs ou encore d’écriteaux colorés.

La fraîche se fait sentir. Le talentueux Tommy rappelle à ses acolytes qu’il faut rester « efficaces et discrets ». Plus facile à dire qu’à faire… Hugo Belnard, son comparse de toujours, lui fait remarquer qu’il est « quand même entièrement vêtu d’orange fluo. On te repère à un kilomètre frère, un peu comme les mecs de la DDE (Direction Départementale de l’Équipement). »

« Attention, il y a les flics »

Une première voiture de police passe. En plein confinement, sans demande déposée auprès de la mairie, la tension est palpable. Un second véhicule de patrouille contourne la Place. Cette fois-ci, les regards sont insistants. Personne n’a envie de prendre une amende. Certains comédiens décident alors de se comporter tels des passants n’ayant rien à voir avec la captation vidéo. D’autres font semblant de commander ou de récupérer des burgers.

« Ils sont partis. »

Le tournage du « street clip » reprend et s’accélère. Les prises de rushs sont finalement stoppées quand un troisième fourgon rodeur pointe le bout de son nez. La crainte de la sanction s’accentue.

« Allez, c’est bon, je pense qu’on a tout. »

De toute manière, le principal pour Tommy c’est de « pouvoir sortir de l’actualité malgré le confinement qui risque de durer quelques mois. »

Ne souhaitant pas s’éterniser, la petite star rennaise remercie ses amis pour leur aide précieuse. Il prend tout de même le temps de leur lancer une dernière recommandation avant de quitter les lieux : « Ne nous laissons pas abattre, enfourchons le tigre et apprenons à vivre avec le virus. »

Article rédigé par Morgane Dumont

Written By: Le P'tit Rennais

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