Les Essentiels : Bravo (Accessoires de mode)

Suite à la crise du coronavirus, les PME/TPE locales sont très impactées, parfois même dans l’impossibilité de travailler. Aujourd’hui, il est nécessaire de se rapprocher des commerçants qui sont près de chez vous et qui contribuent à votre quotidien et au rayonnement de votre ville.

Vu la situation, nous avons décidé, au P’tit Rennais, de recueillir le témoignage de nombreuses entreprises locales, dont on apprécie les valeurs ainsi que les idées. Gérant de cafés-restaurants, salles de concert & de sport, de magasins, freelance, entreprises éco-responsables sont dans notre dossier : “Les Essentiels”


Le deuxième rendez-vous est pris avec Sarah Chantrel, créatrice de la marque Bravo

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Sarah Chantrel, je suis designer produit et créatrice de la marque Bravo.

Décris moi ton activité “Bravo”

« Bravo », c’est un nom que j’utilisais à l’époque où j’étais étudiante en design aux Beaux Arts de Rennes. J’avais choisi ce nom dans l’idée de féliciter l’acquéreur. Finalement c’est resté. J’ai fini mes études et quelques années plus tard, j’ai commencé à réfléchir à un modèle de sac urbain. Je vivais à Paris et j’avais besoin de quelque chose de pratique dans mes déplacements. Apres 6 mois de recherches, j’ai abouti à ce modèle de sac appelé Ghostbag. Pour ceux qui ne connaissent pas l’objet, c’est un sac convertible qui se porte sur l’épaule ou en sac à dos grâce à un jeu de sangles coulissantes.

Les sacs et accessoires de la marque sont identifiables par les matériaux utilisés. On y trouve de la bâche transparente armée, rehaussée par des sangles et des tissus synthétiques aux couleurs vives et unies. Par la suite un cabas, des sacs bananes et des pochettes ont vu le jour.

Qu’est-ce qui t’a poussé à faire ce métier ?

D’une part, j’aime pouvoir rendre service au travers des objets que je fabrique et améliorer le quotidien des utilisateurs. D’autre part, c’est un métier riche et complet qui passe par plusieurs phases. Il y a la recherche : trouver une idée, un concept qui soit utile et pertinent ! Je vais assez vite matérialiser mes idées par croquis ou maquette. Après, il y a la fabrication du volume à échelle, une pour tester l’ergonomie, l’esthétique. La recherche de matériaux, de fournitures est aussi très importante et peut être fastidieuse. Il m’arrive aussi régulièrement de travailler avec des artisans pour fabriquer les objets que je conçois. Aller à la rencontre des professionnels et découvrir leurs métiers et savoir-faire. Une fois que l’objet est finalisé, il faut s’occuper de l’aspect commercial, faire des shooting, communiquer, trouver des points de vente, mettre en place un site de vente. C’est dense et intense, surtout quand on travaille seule comme moi.

Depuis combien de temps es-tu installé à Rennes et dans ton atelier ?

Je suis rennaise. J’ai bien sûr bougé pour mes études mais cela fait plusieurs années que je suis de retour en Bretagne. Je viens tout juste d’intégrer Le mur habité. C’est un projet architectural inauguré par la ville de Rennes il y a peu de temps. Il rassemble des artisans et créateurs locaux au sein d’un bâtiment divisé en plusieurs ateliers. Il y a huit espaces et douze entités pour le moment.

On a décidé, au P’tit Rennais, de recueillir les témoignages des commerçants et artisans locaux. Le Covid a sévèrement touché les TPE/PME. Quelles sont les premières choses que tu as faites pour réagir à cette crise ?

J’essaye d’être assez active sur les réseaux sociaux. Les boutiques avec lesquelles je travaille sont fermées et il ne me reste que cet outil pour vendre et communiquer sur mon travail.

Est-ce que l’Etat, les collectivités locales, ont pu t’aider suffisamment dans leur apport financier, pour sauvegarder ton atelier, ton chiffre d’affaire ?

Ma situation est particulière, je viens de me lancer à temps complet dans mon activité de créatrice. J’étais salariée auparavant. Je ne correspond pas au profil pouvant obtenir des aides de la ville, de la région ou de l’état.

As-tu souscris au “fonds de solidarité pour les entreprises” ?

Non.

Click & Collect, Livraisons à domicile, sont des solutions que tu as utilisées pour sauver la boite ?

Je propose la livraison à domicile pour les Rennais qui ne vivent pas à proximité immédiate de mon atelier. Je vends mes produits depuis peu à la boutique « Tipi ». Sinon j’ai un site internet www.bravobravo.fr

Comment vois-tu les jours à venir ? Dans ton quotidien, et le monde de manière générale.

C’est une période sombre dans laquelle il est difficile de se projeter. On sait que beaucoup d’indépendants vont certainement fermer leurs boutiques, ou arrêter leurs activités. Plein de secteurs vont être touchés par cette crise. Il faut essayer d’être positif, on sait que c’est souvent dans ces périodes critiques que l’homme se réinvente.

Comment nos lecteurs peuvent-ils contribuer à soutenir ton activité ?

Les lecteurs peuvent contribuer très simplement en communiquant sur ma marque et mes produits. Il suffit de poster une photo dans leurs stories, feed ( Instagram ou Facebook) pour faire découvrir ma marque à leur sphère d’amis et de contacts. L’objectif est de gagner en visibilité. Après, pour ceux qui n’utilisent pas les réseaux sociaux, le bouche-à-oreille marche aussi très bien… et puis si les gens sont sensibles à mes création, qu’ils n’hésitent pas à m’acheter quelque chose 🙂

Instagram : @sarahchantrel

Facebook : @ghostbagbravo

Psychologiquement, as-tu déjà pensé à tout arrêter ?

Non, je suis déterminée à continuer. Je m’épanouis dans mon travail et je ne pense pas arrêter de si tôt. Si jamais il faut se réinventer, prendre d’autres directions pour continuer, je suis prête à ça.

Une anecdote à nous partager sur Bravo ?

J’ai été contacté par Voici pour paraître dans les pages modes du mois de janvier !! ahah ! Par contre j’ai clairement pas les moyens, il faudrait ouvrir une cagnotte en ligne pour ça. 🙂

Written By: Sterling

Je partage mon temps entre écouter de nouvelles sonorités musicales, dévorer des séries télévisées et analyser les informations médiatiques. Je suis également Community Manager pour Le P'tit Rennais.

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