Rock en Seine, des pépites et du grandiose, que retenir de l’édition 2019 ?

Rock en Seine, des pépites et du grandiose, que retenir de l’édition 2019 ?

Entre têtes d’affiches et pépites pop, le festival parisien nous a donné matière à débattre. Que faudra-t-il retenir du cru 2019 ? Début de réponse.


The Cure, Major Lazer, Aphex Twin, trois soirs et autant de têtes d’affiches divergentes. On pourrait se demander quelle mouche a piqué Rock en Seine pour proposer une vision éclectique de la musique. Lui qui a avant tout une identité et un public rock.

Malgré ce choix de grands noms opposés musicalement, la programmation restent fédératrice d’une communauté en quête de grandiose. Ce qui est bien à RES c’est que la découverte reste de mise avec une grande diversité d’artistes et groupes aux univers bien différents.

Vendredi 23 Août

Arrivée tardive en provenance de Rennes, pas de Balthazar ni de Silly Boy Blue… On se rattrape avec MNNQS, punk / rock mêlé à de la pop, c’est bon Rock en Seine commence bien. C’est aussi l’occasion de redécouvrir le domaine de St Cloud et ses allées remplies de food trucks et autres stands partenaires.

Direction la grande scène pour retrouver Jeanne Added, cette fois-ci accompagnée des chœurs de l’ensemble Accentus. Toujours entourée de ses trois musiciens, elle nous envoie des ondes électriques et dansantes. Sautant dans tous les sens sur une scène surdimensionnée, gratifiant les fans présents en plein soleil.

Un plaisir en cache un autre, celui de rencontrer EELS et son leader Mark Oliver Everett toujours aussi loufoque. Arrivée pimpante aux sons de corne de brume… Histoire de réveiller le public endormi par la chaleur !

Place à The Cure, le groupe tant attendu depuis leur dernier passage en France en 2012. Entre les fans hardcore arborant t-shirt, casquettes et pins du groupe, on arrive enfin à se faufiler, non sans difficulté. La grande scène n’est cette fois-ci par surdimensionnée et s’apprête à vivre un instant mémorable de plus de 2 heures de show. Patience, le groupe aime se faire désirer. Il faudra 30 minutes pour voir apparaître Robert Smith et ses potes en tenue de rockstar, cheveux fougueux comme à la belle époque.

Doucement nous dévions vers un groupe plus intimiste sur la scène 4 Vents, mais tout aussi énervé, à l’image de son nom Bagarre. Danse et tapage de pied au programme. 

Après cette longue et chaude soirée, la techno franco-allemande voit le jour avec Kompromat. Chant en allemand, techno pointilleuse et mélodies, le duo composé de Vitalic et Rebeka Warrior (Sexy Sushi, Mansfield.TYA) enchaîne ses compositions au rythme des lasers. Très gros coup de coeur pour cette formation qui sera de passage à Rennes le 9 Novembre à l’Antipode.

Samedi 24 Août

Courte nuit et de grosses attentes pour la journée à venir. 

On démarre tranquillement la journée avec le groupe onirique et bienveillant Catastrophe. Ils sont 6 puis 8, on ne sait plus trop bien tant on est envouté et emmené dans leur voyage poétique, c’est Maintenant ou jamais. Parmi toutes les excentricités du groupe, celle de “manger nos peurs”: plus tôt, dans le festival, ils avaient récolté les peurs des festivaliers sur des morceaux de papiers, qu’ils ont littéralement avalées.

L’étoile Celeste va vous filer du bonheur en barre. On vous parlait de pépite, elle en fait partie et mérite d’être reconnue. 

Petite pause entre les concerts pour flâner dans le parc.

Plus tard on se dit que Tommy Genesis va envoyer et faire partie des pépites à suivre. Malheureusement un playback mal senti et visible gâchant un peu le plaisir pour le public de la canadienne. 

C’est l’occasion d’aller à une autre rencontre, celle de Girl in Red, arrivée de Norvège. Elle balance sa fraîcheur et surprend. A l’image d’Anna of the North, c’est léger, jeune, dansant. On recommande vivement !

On vous parlait de touche hip-hop, : Alpha Wann. L’auteur du très très bon Une Main Lave L’Autre (UMLA), d’une marque de sape Don Dada, d’un label Don Dada Records vient nous livrer son live sur la grande scène. 

De retour sur la scène cascade avec Polo & Pan et leur electro onirique. Ils nous emmènent dans leur canopée.

La sensation du festival. 

Elle vient de Jorja Smith, la jeune anglaise de 22 ans jouit d’une aura incroyable. Sur scène elle nous gratifie d’une prestation magique, hors du temps, remplie d’humilité. On en veut encore pour être honnête !

Une autre surprise, c’est le passage de Folamour sur le bus de la marque de bottes et cirés Aigle. Très house, très disco ! 

Une transition parfaite juste avant Jungle. Les anglais sûrs d’eux sont venus nous servir leur joie sur un plateau. Excellents sur scène et dansant à souhait.

Dernier échange de la soirée, la tête d’affiche du jour, Major Lazer. À résumer en trois mots : twerk, flammes, jump. Du spectacle à l’américaine !

Dimanche 25 Août

Troisième et dernière journée, la plus chaude, la plus chill aussi. 

On commence bien avec Two Door Cinema Club, le groupe n’a pas bougé depuis les précédentes tournées, toujours sûrs d’eux. Un vent de fraîcheur sur la grande scène.

La bonne découverte c’est Clairo, la Pretty Girl mène son public dans un lancinant voyage très chill. L’anglaise manque cela dit d’une scénographie à la hauteur de son talent, on suivra avec plaisir ses prochaines performances.

Toujours sur 4 Vents, le groupe hollandais Weval très à l’aise gère parfaitement, entre rock et electro avec quelques passages technos.

Quelle chaude journée, c’est avec Foals que nous conclurons ce weekend 

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