S’échapper de la vie ordinaire avec le Festival national du film d’animation

The Juggler © Skirmanta Jakaité 

Les échappées. 1h16 de rêves tous plus doux et surréalistes les uns que les autres. Le Festival National du Film d’Animation organise 8 compétitions de courts-métrages. Le P’tit Rennais a été voir pour vous la 7ème, intitulée “Les échappées”.


“Les échappées”

Tantôt absurdes, contemplatifs et poétiques, tantôt engagés, ces courts-métrages nous ont fait rire, nous ont pénétré, parfois troublé et surtout touché. Des esthétismes et techniques tellement variés qu’il nous paraît insensé de les départager: on les aime TOUS ! Le public applaudit suite à chacune des diffusions de réalisations. La salle est complète, la moyenne d’âge de 30 ans (et non, le cinéma d’animation n’est pas réservé qu’aux enfants). Qui plus est la séance était réservée au plus de 15 ans.

“Micro contact”, tout en textures nous a confronté au handicap de Clément. Créée à partir d’un documentaire audio, cette animation évoque la maladie avec justesse et tendresse.

La deuxième de la sélection, “Ça mouille!” nous surprend avec sa suggestivité. On like!

“Le tigre de tasmanie” quant à lui très langoureux, met en scène la nature qui prend vie et s’éteint. C’est difficile à voir, on se sent coupable d’assister impuissant à une telle scène. Mais cela ne retire rien de sa beauté intouchable. Cet animé nous invite à nous engager pour ce que nous avons juste sous nos yeux, qui disparaît d’ores et déjà.

“Dix-huit kilomètres trois” où l’insouciance et la liberté. Trois amies voguent dans la nature. Elles franchissent les interdits. C’est se satisfaire de ces petits plaisirs. Parler, échanger sans filtre en pleine nature. Les dialogues sont fluides et sincères. On est en osmose avec la nature qui les entoure.  

© Maïlis Colombie, Manon Serda, Justine Thibault

“The juggler” propose lui un graphisme incroyable. La beauté de cet animé est presque indicible. Des gens qui se croisent. Des phrases brutes, qui parfois interpellent. Un mélange texte/image maîtrisé à la perfection. À ces choses que nous peinons à saisir, qui nous échappent incontestablement. Albert lui aime jongler. L’image nous ensorcèle à tel point elle est belle.

“La rapiette” c’est drôle. Et encore plus quand la mise en scène s’applique à dépouiller un roi. Les spectateur-rices sont convaincu-es et rient de bon coeur.

“Quelque part en haut”. Un appétit vorace. Sans conteste le fruit d’une passion si forte qu’elle amène le personnage à transcender sa condition. Les couleurs ressortent en contrastant avec le gris. On est en plein rêve. Ne nous pincez pas, on y est tellement bien!

“Les ombres de Rubeüs”. Y a-t-il quelque chose à comprendre? Ou faut-il contempler béat le spectacle qui s’offre à nous? Peu importe. Nous sommes emportés par ce rouge qui comprend des sous tons orangés. Une ombre se balade. Ne reste plus qu’à la suivre du regard.

“L’Île d’Irène” c’est beau. Ça nous rappelle “Louise à la mer”. La vieillesse y est abordée de manière sensible. Elle est sublimée par les Demovoï, tellement mignons et bienveillants qu’ils continuent de veiller sur la grand-mère alors que la maison prend l’eau.

Et enfin, “Je sors acheter des cigarettes.” Notre coup de coeur des réalisations professionnelles. Un garçon imagine des personnages, se dispute avec sa soeur ou encore avec sa mère. Hilarant et déjanté.

Plus de compétitions

Rendez-vous samedi 27 avril de 19H à 20H au TNB pour la Cérémonie de remise des prix (en présence des lauréats), suivi de la projection à 21H du Palmarès.

Pour découvrir d’autres compétitions, consultez le programme du Festival National du Film d’Animation, disponible sur les liens suivants:


Written By: Jade Ropers

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